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Donat :
Aeli Doaati commentum Tereati . Stuttgart.
Teubner. 1962, Eraatbws, II. 5, pp.16-17, cité dans DEBAILLY Pascal, L’esthétique
de la Satire chez Mathurin Régnier. Thèse de doctorat : Littérature française
: Paris 10 : 1993, Tome 1, p.32-33.
et
hinc deinde aliud genus fabulae id est satyra sumpsit exordium, quae a satyris,
quos in iocis semper ac petulantiis deos scimus esse, vocitata est, etsi <
alii > aliunde nomen prave putant habere. Haec satyra igitur eiusmodi fuit,
ut in ea quamvis duro et velut agresti ioco de vitiis civium, tamen sine ullo
proprii nominis titulo, carmen esset. Quod idem genus comoediae multis offuit
poetis, cum in suspicionem potentibus civium venissent illorum facta
descripsisse in peius ac deformasse genus stilo carminis. Quod primus Lucilius
novo conscripsit modo, ut poesin inde fecisset, id est uniu carmmis plurimos
libros.
"Et c'est d'ici que
par la suite un nouveau genre de récit a pris naissance, à savoir la satire,
qui tire son nom des satyres, qui, nous le savons, sont des dieux tout
occupés de plaisanteries et d'insolences, quoique d'autres pensent
faussement que le nom a une autre origine. Cette satire était donc ainsi
faite, qu'elle contenait un poème, de ton plaisant quoique rude et
grossier, sur les vices des citoyens, sans aucune mention de nom propre.
Ce même genre littéraire a nui à beaucoup de poètes comiques,
car ces derniers furent soupçonnés par des citoyens puissants
d'avoir dépeint leurs actions sous un mauvais jour et d'avoir dénigré leur
famille par le style du poème. C'est Lucilius qui le premier qui écrivit
des satires d'une manière nouvelle, en en faisant une
"composition", c'est-à-dire plusieurs livres contenant un seul poème."
Dioméde :
Ars graamatica, in GraoJmatiCJi Latiai. recensés par H. Keil.
Leipzig, Teubner. 1857, t. I. pp. 485-486. cité dans DEBAILLY Pascal, L’esthétique
de la Satire chez Mathurin Régnier. Thèse de doctorat : Littérature française
: Paris 10 : 1993, Tome 1, p.33
Satyra dicitur carmen
apud Romanos nunc quidem maledicum, et a carpenda hominum vitia archaeae
comoediae charactere compositum. Quale scripserunt Lucilius et Horatius et
Persius. Et olim carmen, quod ex variis poematibus constabat, satyra vocabatur,
quale scripserunt Pacuvius et Ennius. Satyra autem dicta, sive a Satyris, quod
similiter in hoc carmine ridiculae res pudendaequ dicuntur, quae velut a Satyris
proferuntur et fiunt : sive a satyra lance, quae referta variis multisque
primitiis, in sacro apud priscos Diis inferabatur, et a copia ac saturitate rei
satyra vocabatur ; (...) sive a quodam genere farciminis, quod multis rebus
refertum satyram dicit Varro vocitatum (...). Alii autem dictam putant a lege
satyra, quae uno rogatu multa simul comprehendat, quod scilicet et satyra
carmine multa simul poemata comprenenduntur.
"On appelle satire
chez les Romains, du moins à présent, un poème médisant, composé dans
le style de la comédie ancienne pour fustiger les vices des gens.
Lucilius, Horace et Perse en ont écrit. Et on nommait jadis satire un poème
qui se composait de pièces variées, tels qu'en écrivirent Pacuvius et
Ennius. Le nom de satire provient soit des Satyres, parce que dans
ce genre de poème on dit des choses ridicules et honteuses comme
celles que les Satyres profèrent et font, soit de _satura lanx_
("plat composé") que, chez les Anciens, on remplissait d'un grand
nombre de prémices variées pour l'offrir aux dieux dans un
sanctuaire, et la satire était ainsi appelée en raison de
l'abondance et de la variété du sujet; (...) soit encore d'un certain
type de farce bourré d'une quantité de choses qui, selon Varron, était
appelé _satura_ . (...) D'autres encore pensent qu'elle tire son
nom de la _lex satura_ ("loi satura"), qui en une seule
proposition comprenait beaucoup de points à la fois, parce que la satire
également comprend beaucoup de pièces poétiques à la fois."
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