|
Retour
Voici 2 poémes des Sonnets
Luxurieux de l'Arétin traduit par
Apollinaire:
Sonnet II
Mets-moi un doigt dans le pertuis prohibé,
mon vieux chéri,
Et pousse le cas dedans un peu,
Lève bien cette jambe et fais bon jeu,
Puis, démène-toi sans faire de compte.
Oui ! sur ma foi, ceci est une meilleure
bouchée
Que de manger une tartine auprés du feu,
Et si cela te déplait dans le mirely, change
de lieu :
Car il n'est pas homme celui qui n'est pas
bougre.
-Dans le mirely je vous ferai pour cette
fois,
Et dans celui-ci la prochaine, et dans le
mirely et ailleurs le cas
Me rendra joyeux et vous béate.
Et créve dans un palais
Messire courtisan, et attends qu'un tel meure
;
Pour moi, j'espère seulement passer ma rage.
Sonnet V
Puisque j'essaie maintenant un si solennel
V...
Qui me retourne l'ourlet du C...,
Je voudrais me transformer tout en C...,
Mais je voudrais que tu fusses tout V...
Parce que si j'étais C... et toi V...,
Je rassassierais d'un seul coup mon C...
Et tu aurais aussi du C...
Tout le plaisir que peut avoir un V...
Mias ne pouvant être C...
Ni toi devenir en tout V...
Prend le bon vouloir de ce C...
-Et vous, prenez du peu que j'ai de V...
Le bonne volonté et affirmissez en bas votre
C...
Tandis que moi au-dessus, je ficherai mon V..
Et ensuite sur mon V...
Laissez-vous aller toute avec le C...,
Et je serai V... et vous, vous serez C...
|