Le sommeil, la fantaisie : l'âme, l'image et le corps selon Ronsard
PIGNE Christine, Le sommeil, la fantaisie : l'âme, l'image et le corps selon Ronsard, Thèse de doctorat : Lettres modernes : Paris 10 : 2005, 807 p.
Ronsard découvre, à l'articulation de l'âme et du corps, les richesses de l'imagination, de la fantaisie humaine. L'âme incarnée vit constamment entourée d'images, qu'elles proviennent des organes des sens, du sang, du spiritus fantasticus, de la mémoire, de la fantaisie libérée de tout contrôle rationnel dans le temps du songe, des démons... Après avoir précisé en quoi l'imagination sert de trait d'union entre l'âme et le corps, l'étude conjointe du sommeil et de la fantaisie nous permet d'appréhender les oeuvres du Vendômois de façon chronologique. Dans la première décennie de sa création poétique, Ronsard se nourrit dans ses oeuvres de multiples images fantastiques. L'eau du Somme véhicule également de nombreuses images oniriques qui fascinent le Vendômois, tout autant que l'absence complète d'idéation du sommeil profond. Au début des années 1560, le poète subit une double crise, interne et externe, qui le conduit à définir une "bonne santé" de l'imagination. Attentif à ne plus accueillir dans son esprit toutes les créatures fantastiques, le poète se montre de plus en plus à l'écoute de la saine liaison entre son corps et son âme. A mesure que la mort approche, Ronsard veille à se débarrasser de toutes les formes d'illusion qui pourraient venir perturber une si belle association.
Mise en ligne : 31/01/07
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